Billets du jour : 08/29/2013


Utopies banales

Résumé : L’utopie est classiquement une pensée religieuse où il s’agit de résister vers… un idéal transcendant que justement on n’atteindra jamais, nous condamnant ainsi à l’impuissance et les lamentations. Or, dans les « sociétés de contrôle », notre vie entière est gouvernée à la gestion, dans une ambivalence permanente entre sécurité, confort et coercition, frustration… D’où la nécessité d’une autre pensée de l’utopie qui parte du présent, de la manière effective dont nous sommes gouvernés. L’utopie consiste alors à résister à… en créant des espaces-temps différentiels échappant à la gestion. Ultimement, dans la mesure où l’on ne pense plus en fonction d’un dehors mais dans l’immanence même du pouvoir qui nous enserrent autant que l’on y participe, l’utopie peut se diffracter en un résister dans…, grignotant sans cesse les conditions de l’ordre établi. Accéder au texte sur le site web/revue additionaldocument Ce texte fait suite à La gestion de la perméabilité


La gestion de la perméabilité

Résumé : Les réflexions sur l’évolution de l’exercice spatial du pouvoir risquent toujours d’être rabattues sur une opposition binaire entre deux options, à la fois réelles et exclusives : la fortification des délimitations et la gestion des circulations. Pour dépasser cette antinomie, cet article propose une modélisation plus complexe des phénomènes de virtualisation des délimitations centrée sur la figure du checkpoint. L’enjeu de cette modélisation est aussi directement politique dans la mesure où cette « gestion de la perméabilité » implique des formes de résistance spécifiques, qui ne correspondent pas au geste classique de la transgression de la limite. Accéder au texte sur la revue L’espace politique Ce texte est complété par Utopies banales