Archives de l’année : 2021


Une philosophie plébéienne Partie 2 : Une philosophie appliquée

Résumé : La rencontre qui détermine le niveau d’application de cette philosophie plébéienne est celle du travail de Foucault, mais pas simplement à travers la découverte de ses textes. L’apport de Foucault est à comprendre à travers une certaine utilisation critique de ses concepts à des objets concrets et contemporains. Le premier aspect concerne la manière d’appréhender la question politique ou de considérer l’exercice du pouvoir. Foucault construit un niveau d’analyse qui se place « entre » deux pôles classiques – entre l’idéalité et la matérialité, entre le droit et le fait, entre la vérité et la force. Il ne se pose pas la question de savoir d’où vient le pouvoir, mais pas non plus seulement celle de ses effets, il interroge son fonctionnement. Le pouvoir et la politique comme technologie. Cela conduit au deuxième aspect, le dispositif comme concept clé, ou plutôt modèle d’analyse, des pratiques de gouvernement. Télécharger le PDF


Une philosophie plébéienne Partie 1 : Une philosophie critique

Résumé : La pratique de la philosophie en Segpa et la rencontre avec les enseignants et les élèves a soulevé un problème précis qui concerne la place du philosophe, la forme de la relation avec le non‑philosophe et la finalité de l’échange. La relation philosophique est un dialogue dans lequel chaque argument est confronté à la possibilité d’un contre-argument et ainsi de suite. Mais la forme apparemment horizontale du dialogue ne suffit pas à régler tous les problèmes que posent cette relation. Problèmes qui correspondent à la fixation des trois positions dans le dialogue. Que le savoir soit ramené à lui-même le pose comme Vérité qui s’impose d’une manière unilatérale. Que la critique soit ramenée à elle-même la dévalorise comme déconstruction stérile. Que l’ignorant soit ramené à lui-même dit assez qu’il n’en sortira jamais. Il faut donc approfondir notre conception du dialogue philosophique en opposant deux dialogues de Platon que […]


Une philosophie plébéienne : Introduction

Introduction : pour une philosophie plébéienne On peut parfois se sentir étranger à sa propre pratique. On peut bien savoir que l’on fait de la philosophie, que l’on a été formé pour cela, que l’on s’inscrit dans une histoire relativement délimitée. Surtout, on peut être capable de dire le sens que cette pratique particulière a pour soi et pour les autres ou, du moins, être capable de faire l’effort, toujours à refaire, de cette formulation. D’autant plus que cet effort pour dire le sens de la philosophie fait partie de la pratique philosophique. Mais il y a des situations où il apparaît brutalement que ce que l’on fait ne correspond pas à la philosophie telle qu’elle se manifeste. Ce sentiment de décalage s’est cristallisé autour du problème de l’autorité. En effet, l’existence sociale de la philosophie semble tiraillée entre deux figures ; celle du professeur de philosophie qui manifeste une autorité académique, […]