La transcendance qui ne dit rien


Résumé : L’athéisme n’est pas une chose facile. On peut bien dire qu’on ne croit plus en tel ou tel dieu, on continue à penser et à vivre en fonction de l’Eternel. Parce que l’Eternel est une production du type humain. Une sale manie d’éterniser le temps relatif des choses vécues dans une figure hors du temps et du monde.
Parce que l’homme est celui qui ne veut pas mourir. Qui ne veut pas penser que vivre et mourir sont la même chose.

Pourquoi, dès lors, combattre cette manie consolatrice ?
Pour en finir avec le jugement, c’est-à-dire la hiérarchisation infinie des choses selon le principe de l’Eternel.

La pensée du néant nous permet d’être saisis par l’absolue relativité des choses. Ce paradoxe vécu dans la chair est aussi vital qu’intenable ? C’est toujours mieux que le déni mortifère de la superstition.

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A propos Razac

Après des études de philosophie à l'Université Paris 8 dans les années 90 et une période de production d'essais de philosophie politique sur des objets contemporains (le barbelé et la délimitation de l'espace, le zoo et le spectacle de la réalité, la médecine et la "grande santé"). J'ai travaillé pendant huit ans comme enseignant-chercheur au sein de l'Administration Pénitentiaire. C'est dans cette institution disciplinaire que j'ai compris ce que pouvait signifier pour moi la pratique de la philosophie, c'est-à-dire une critique des rationalités de gouvernement à partir des pratiques et dans une perspective résolument anti-autoritaire. Depuis 2014, j'ai intégré l'université de Grenoble comme maître de conférences en philosophie. Je travaille sur la question de l'autorité politique, sur les notions de société du spectacle et de société du contrôle. J'essaie également de porter, avec les étudiants, des projets de philosophie appliquée déconstruisant les pratiques de pouvoir. Enfin, nous tentons de faire vivre un réseau de "philosophie plébéienne", anti-patricienne donc, mais aussi en recherche de relations avec tous nos camarades artisans de la critique sociale.

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