Cours public sur Michel Foucault 1. Approche générale : savoir, pouvoir, subjectivation


Le travail de Foucault a connu un étrange destin. Lui qui critiquait la notion “d’oeuvre”, il est devenu un des auteurs le plus cité au monde. Succès paradoxal qui produit surtout une grande confusion, dans la mesure où l’on peut faire de Foucault un chantre du néolibéralisme,  du dandysme ou de l’anarchisme.

Pour y voir plus clair nous essaierons de suivre la piste d’un Foucault critique des logiques selon lesquelles nous sommes gouvernés. Plutôt que de se demander si nous sommes “pour” ou “contre” Foucault, nous nous demanderons ce que l’on peut utiliser dans son travail et pour quels résultats. Pour cela nous utiliserons ses concepts sur des objets d’actualité : la fermeture des frontières, la prison, la surveillance électronique, la gestion des risques, le néohygiénisme, les Big Data..

Cycle de cours organisé par l’Université Grenoble Alpes, la Société Alpine de Philosophie, et la Librairie Arthaud

http://societealpinedephilosophie.over-blog.com/

Je remercie vivement Anne Eyssidieux pour l’organisation des cours et Jacques Tolédano pour les prises de vue.


A propos Razac

Après des études de philosophie à l'Université Paris 8 dans les années 90 et une période de production d'essais de philosophie politique sur des objets contemporains (le barbelé et la délimitation de l'espace, le zoo et le spectacle de la réalité, la médecine et la "grande santé"). J'ai travaillé pendant huit ans comme enseignant-chercheur au sein de l'Administration Pénitentiaire. C'est dans cette institution disciplinaire que j'ai compris ce que pouvait signifier pour moi la pratique de la philosophie, c'est-à-dire une critique des rationalités de gouvernement à partir des pratiques et dans une perspective résolument anti-autoritaire. Depuis 2014, j'ai intégré l'université de Grenoble comme maître de conférences en philosophie. Je travaille sur la question de l'autorité politique, sur les notions de société du spectacle et de société du contrôle. J'essaie également de porter, avec les étudiants, des projets de philosophie appliquée déconstruisant les pratiques de pouvoir. Enfin, nous tentons de faire vivre un réseau de "philosophie plébéienne", anti-patricienne donc, mais aussi en recherche de relations avec tous nos camarades artisans de la critique sociale.

Laissez un commentaire