critique


Une philosophie plébéienne Partie 1 : Une philosophie critique

Résumé : La pratique de la philosophie en Segpa et la rencontre avec les enseignants et les élèves a soulevé un problème précis qui concerne la place du philosophe, la forme de la relation avec le non‑philosophe et la finalité de l’échange. La relation philosophique est un dialogue dans lequel chaque argument est confronté à la possibilité d’un contre-argument et ainsi de suite. Mais la forme apparemment horizontale du dialogue ne suffit pas à régler tous les problèmes que posent cette relation. Problèmes qui correspondent à la fixation des trois positions dans le dialogue. Que le savoir soit ramené à lui-même le pose comme Vérité qui s’impose d’une manière unilatérale. Que la critique soit ramenée à elle-même la dévalorise comme déconstruction stérile. Que l’ignorant soit ramené à lui-même dit assez qu’il n’en sortira jamais. Il faut donc approfondir notre conception du dialogue philosophique en opposant deux dialogues de Platon que […]


Une philosophie plébéienne : Introduction

Introduction : pour une philosophie plébéienne On peut parfois se sentir étranger à sa propre pratique. On peut bien savoir que l’on fait de la philosophie, que l’on a été formé pour cela, que l’on s’inscrit dans une histoire relativement délimitée. Surtout, on peut être capable de dire le sens que cette pratique particulière a pour soi et pour les autres ou, du moins, être capable de faire l’effort, toujours à refaire, de cette formulation. D’autant plus que cet effort pour dire le sens de la philosophie fait partie de la pratique philosophique. Mais il y a des situations où il apparaît brutalement que ce que l’on fait ne correspond pas à la philosophie telle qu’elle se manifeste. Ce sentiment de décalage s’est cristallisé autour du problème de l’autorité. En effet, l’existence sociale de la philosophie semble tiraillée entre deux figures ; celle du professeur de philosophie qui manifeste une autorité académique, […]


N… comme neutralisation

Je vais partir d’une petite anecdote. J’étais au Milipol. Le Milipol, pour « MILItaire » et « POLice », c’est un salon mondial de la sécurité intérieure qui a régulièrement lieu à Paris. Et je me balade au milieu des stands, il y a plein de trucs à voir, c’est passionnant. Pour des raison personnelles (« j’enquêtais » sur la question), je m’attarde sur le stand de la maison Taser qui faisait la promotion de son pistolet à impulsion électrique. Et là, j’ai eu la chance de voir quelque chose d’étonnant et de significatif


Cours Publics Sur Michel Foucault 3. Les Gouvernementalités. Souveraineté, Discipline, Contrôle

Le travail de Foucault a connu un étrange destin. Lui qui critiquait la notion « d’oeuvre », il est devenu un des auteurs le plus cité au monde. Succès paradoxal qui produit surtout une grande confusion, dans la mesure où l’on peut faire de Foucault un chantre du néolibéralisme, du dandysme ou de l’anarchisme.

Pour y voir plus clair nous essaierons de suivre la piste d’un Foucault critique des logiques selon lesquelles nous sommes gouvernés. Plutôt que de se demander si nous sommes « pour » ou « contre » Foucault, nous nous demanderons ce que l’on peut utiliser dans son travail et pour quels résultats. Pour cela nous utiliserons ses concepts sur des objets d’actualité : la fermeture des frontières, la prison, la surveillance électronique, la gestion des risques, le néohygiénisme, les Big Data…

http://societealpinedephilosophie.over-blog.com/

Je remercie vivement Anne Eyssidieux pour l’organisation des cours et Jacques Tolédano pour les prises de vue.


Cours publics sur Michel Foucault 2. La critique du droit de punir autour de Surveiller et punir

Le travail de Foucault a connu un étrange destin. Lui qui critiquait la notion « d’oeuvre », il est devenu un des auteurs le plus cité au monde. Succès paradoxal qui produit surtout une grande confusion, dans la mesure où l’on peut faire de Foucault un chantre du néolibéralisme,  du dandysme ou de l’anarchisme.

Pour y voir plus clair nous essaierons de suivre la piste d’un Foucault critique des logiques selon lesquelles nous sommes gouvernés. Plutôt que de se demander si nous sommes « pour » ou « contre » Foucault, nous nous demanderons ce que l’on peut utiliser dans son travail et pour quels résultats. Pour cela nous utiliserons ses concepts sur des objets d’actualité : la fermeture des frontières, la prison, la surveillance électronique, la gestion des risques, le néohygiénisme, les Big Data..

Cycle de cours organisé par l’Université Grenoble Alpes, la Société Alpine de Philosophie, et la Librairie Arthaud

http://societealpinedephilosophie.over-blog.com/

Je remercie vivement Anne Eyssidieux pour l’organisation des cours et Jacques Tolédano pour les prises de vue.


Cours public sur Michel Foucault 1. Approche générale : savoir, pouvoir, subjectivation

Le travail de Foucault a connu un étrange destin. Lui qui critiquait la notion « d’oeuvre », il est devenu un des auteurs le plus cité au monde. Succès paradoxal qui produit surtout une grande confusion, dans la mesure où l’on peut faire de Foucault un chantre du néolibéralisme,  du dandysme ou de l’anarchisme.

Pour y voir plus clair nous essaierons de suivre la piste d’un Foucault critique des logiques selon lesquelles nous sommes gouvernés. Plutôt que de se demander si nous sommes « pour » ou « contre » Foucault, nous nous demanderons ce que l’on peut utiliser dans son travail et pour quels résultats. Pour cela nous utiliserons ses concepts sur des objets d’actualité : la fermeture des frontières, la prison, la surveillance électronique, la gestion des risques, le néohygiénisme, les Big Data..

Cycle de cours organisé par l’Université Grenoble Alpes, la Société Alpine de Philosophie, et la Librairie Arthaud

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Je remercie vivement Anne Eyssidieux pour l’organisation des cours et Jacques Tolédano pour les prises de vue.


Éclectisme

(Cet article fait partie du premier numéro de la revue Casus Belli : Où va la France ? qui prend la forme d’un abécédaire) La question de savoir comment une autorité arrive à s’imposer, c’est-à-dire à produire des effets d’obéissance, appelle de multiples réponses : par la force, par la position sociale, par le mensonge ou l’illusion, par la raison etc. Souvent, bien sûr, nous sommes gouvernés par un mélange de toutes ces modalités d’exercice du pouvoir. Chacune possède ses propres exigences, de puissance, de hiérarchie, de ruse, d’argumentation, qui peuvent entrer en synergie ou au contraire se contrecarrer. Ceci est très classique. Pour autant, l’actualité de notre régime de gouvernement, en particulier en France, engage à faire le focus sur deux caractéristiques relativement étonnantes de l’autorité politique. D’un côté, il ne faudrait pas négliger le reste de gouvernement par la raison dans les discours institutionnels et politiciens. En fait, […]